Epigynes et scapes chez Araneus diadematus

Trois Araneus diadematus (Araneidae), deux femelles adultes et une femelle subadulte.

Pour faire écho à ce que j’ai écrit dans la vidéo de mon dernier article (celle sur la reproduction de deux Segestria florentina), les Araneidae sont des araignées entélégynes (à organes sexuels complexes) et les femelles possèdent un épigyne, c’est-à-dire que la partie externe de l’appareil reproducteur est sclérifiée et complexe.

Sur le grossissement il s’agit de la partie noire. D’ailleurs, vous pouvez constater que de l’épigyne, dépasse une sorte de tige jaunâtre : cette pièce est appelée « le scape« . Ce scape peut être de différente longueur (observez les différences entre le scape de l’individu 1 et celui de l’individu 2). L’épigyne et le scape apparaissent lors de la dernière mue de l’araignée. Malgré sa grande taille (15-17 mm), le troisième individu, ne présente pas de scape, ni de zone noire, seulement une tâche blanchâtre/jaunâtre : il n’est donc pas mature, et vu sa taille il doit s’approcher de sa dernière mue !

L’une des choses remarquables au sujet des entélégynes, est que chaque espèce à son propre modèle d’épigyne (et de bulbe copulatoire correspondant), un peu comme une clef et une serrure : si un mâle essaye de s’accoupler avec une femelle d’une autre espèce, il ne pourra pas car ses bulbes copulatoires ne seront pas adaptés à l’épigyne. D’ailleurs, on peut identifier une espèce rien qu’en étudiant l’épigyne (ou un bulbe copulatoire) ! Chez les haplogynes (araignées à organes sexuels simples), cela peut être plus difficile !

 

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