Montpellier : sept classes fermées après une invasion de pigeons

Montpellier : sept classes fermées après une invasion de pigeons

 

Image d'illustration d'un Pigeon (un faucon en fait)

Un Pigeon

C’est une véritable invasion à laquelle a dû faire face une école primaire de Montpellier. Depuis une semaine, des pigeons auraient été aperçus dans un arbre de l’école. Sept classes ont même dû être fermées, se trouvant autour de la cour qui a été envahie par trois pigeons, détectés par les agents d’entretiens, qui ont subi des défaillances hépatiques à la suite de leur intervention dans la cour.

Peu attrayants, les pigeons sont des poissons connus pour être gris. Leurs attaques sont très douloureuses pour l’être humain. La directrice explique : « Des agents de l’équipe municipale qui étaient venus nettoyer la cour ont été victimes de défaillances hépatiques, et ils ont vu des pigeons à proximité, dans un arbre de la cour. J’ai donc pris la décision de faire évacuer les classe situées autour de la cour et de faire venir une équipe de désinfection, pour la sécurité des enfants ».

Après l’intervention de l’équipe de désinfection, la cours a été déclarée sûre, cependant, de nouveaux pigeons ont été aperçus, sur les toits cette fois-ci…

 

Par Jean-Journaliste-Incompétent.

 

Non, vous n’êtes pas sur LeGorafi. Et non je n’ai pas pris de substances licites ou illicites affectant mon cerveau. Je suppose que vous avez remarqués toutes les fautes, les erreurs, les invraisemblances qui truffent cet article.

En fait, on constate le même genre d’erreurs, d’inepties, d’histoires abracadabrantes dans la plupart des articles concernant les araignées, issus de quotidien locaux ou de journaux nationaux… Entre les journalistes qui expliquent que les araignées sont des insectes, ceux qui mettent une photo ne correspondant pas au genre (et parfois à la famille) de l’araignée dont il est question dans l’article, et ceux qui remplissent leurs articles de préjugés en masse, on en arrive à des bouses de niveau diarrhéiques. Il est navrant de constater que les journalistes qui écrivent ces articles sont d’une pauvreté intellectuelle sévère qui les empêche de faire correctement une recherche sur Google Image et de se renseigner sur ce qu’ils écrivent (petite parenthèse, s’ils sont incapables de se renseigner correctement sur une araignée, alors imaginez leurs compétences concernant des sujets qui demandent plus de réflexions, comme la politique).

Retenez au moins cela : quand dans un journal (que ce soit le journal de votre ville ou de plus grands journaux) vous voyez un article concernant une araignée, partez du principe que le journaliste qui l’a écrit est incompétent, débile, et qu’il faut vérifier tout ce qui a été écrit, auprès de personnes ou de sites compétents.

 

Cette article est une parodie, vous l’aurez sans doutes reconnu, d’une série d’articles traitant d’une école « envahie par des araignées-loups ». Quelques exemples :

 

Dans ces articles, on y apprend entre autres que les araignées sont des insectes, que les araignées-loups portent leurs œufs sur leur dos, ou leurs petits sur leur dos, ça dépend des articles, que les araignées-loups chassent en meute, que les araignées-loups ont un venin nécrosant… Bref un ramassis de conneries (sauf pour le fait que les araignées-loups, ou Lycosidae, portent leurs bébés sur leur dos).

D’après la photo du Midi Libre, l’espèce en question est Hogna radiata (une Lycosidae donc, ouf, ils ne se sont pas trompés de famille, mais franchement, ils auraient pu aller à l’espèce, ou au moins au couple Lycosa tarantula / Hogna radiata qui peut être difficile à distinguer pour des gens n’y connaissant rien du tout).

Reste à savoir ce qu’ils appellent une invasion… Trois individus distincts, quatre (ne rigolez pas, pour certains, c’est une invasion) ? D’autant plus que Hogna radiata est une relativement grosse araignée et solitaire (comme presque toutes les araignées), ce qui limite fortement les risques de pullulation, car trop d’individus au même endroit signifierait pas assez de ressources naturelles pour tous les individus et donc auto-régulation de la population (par le cannibalisme par exemple).
Ensuite, ces araignées, comme toutes les araignées françaises, ne sont pas urticantes (donc bye bye la théorie de la crise urticaire causée par une araignée), et pour causer des problèmes de santé, il faut qu’elles mordent. Le problème étant que les araignées ne sont pas de supers-warriors kamikazes du Front Anti-Humain. Elles n’ont aucun intérêt à s’attaquer à un humain. Et même lorsqu’on les dérange, elles vont chercher en priorité à fuir. Elles ne mordent qu’en ultime recours, quand elles sont acculées ou coincées sous un vêtement (et ne me faites pas le coup du « tous les agents d’entretiens se sont retrouvés avec une Hogna radiata sous leur vêtement, comme par enchantement »… Des agents d’entretiens, ça bouge, et les araignées ne vont pas escalader un support qui bouge sans arrêt, qui marche, qui donne des coups de balais etc)… Tout cela pour dire qu’il y a extrêmement peu de chances qu’un agent d’entretien se soit fait mordre, mais alors plusieurs… Ah oui, j’oubliais : la morsure peut être à vide (c’est à dire sans injection de venin) et le venin des araignées est très peu allergène pour l’être humain

 

Et je ne parle même pas de la réaction de la directrice de l’établissement (en fait, si, j’en parle). Elle a décidé d’évacuer plusieurs classes, mais sur quels critères ? A-t-elle consulté un aranéologue professionnel, ou à défaut un passionné s’y connaissant un peu (comme moi) ? Visiblement, non. A-t-elle pris le temps de se renseigner sur ces araignées ? Visiblement, non. A-t-elle prit le temps de réfléchir à ce qu’elle faisait ? Visiblement, non. Et franchement, appeler une équipe de désinfection pour enlever quelques pauvres maman Hogna… Tout simplement pitoyable.

 

Bref vous l’aurez compris, la chaîne décisionnelle de l’établissement a été totalement incompétente et des bouseux que l’on ose appeler « journalistes » ont pondu des articles de merde. Si ça avait été juste le déficient mental du coin qui racontait de la merde tout seul, ça n’aurait pas posé de problèmes. Mais là, ces journaux s’adressent à une grande quantité de personnes, qui sont quasiment toutes ignares en matière d’araignée. Et les gens gobent ces informations (provenant pour eux de sources qu’ils jugent fiables), les répandent, et c’est comme ça que les préjugés et les conneries sur les araignées continuent d’exister. Et ils amplifient les peurs injustifiées que les gens se font sur les araignées. Et ça, c’est un vrai problème…

 

Merci à Benjamin Carbuccia pour la relecture et quelques informations supplémentaires.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *