Au tour des Coléoptères !

Passons aux coléoptères ! L’ordre des coléoptères est l’un des ordres d’insecte comptant le plus d’espèces au monde (rien qu’en France, il y aurait dans les 10 000 coléoptères, pour 35 000 espèces d’insectes, voir cette page pour avoir des statistiques). Certains sont appréciés, car joliment décorés, d’autres le sont moins, car considérés comme nuisibles, ou souvent par pur méconnaissance. Ainsi, j’inaugure cet article sur les coléoptères de Chalon par l’Harpale, Pseudoophonus rufipes (anciennement Ophonus rufipes). Ces Carabidae pullulent dans les champs. Et il y en avait pleins là où j’étais. Comme je veillais tard le soir pour…. hum… travailler (non en fait je jouais à l’ordinateur !), j’avais l’agréable surprise d’en croiser deux ou trois, en train de se balader sur le sol de l’appartement. Si ces insectes rentraient à l’intérieur, ce n’était pas pour me dévorer ou parce que la maison était sale, mais parce que ils étaient attirés par la lumière et la fraicheur d’une habitation. Rien à craindre donc de ces insectes, il suffit juste de les prendre et de les mettre dehors. Et le seul moyen pour éviter d’en avoir chez soi, c’est d’acheter un lance-flamme, raser le champ ou le parc à proximité, le couler sous une dalle de béton, évacuer son appartement 48h pour l’enfumer d’insecticides, revenir, installer un sas de sécurité, et ne plus ouvrir ses fenêtres en été…

J’ai été confronté à un drôle de phénomène : les Harpales ronflaient, émettaient une sorte de stridulation. J’ai enregistré le son qu’ils produisaient. Ici, le son est faible, mais on entend : tout au début ; à 0:07 – 0:08 ; 0:11 – 0:12 ; 0:16 – 0:18 ; 0:19 – 0:20. , le son est de meilleur qualité, on entend : 0:03 – 0:05 ; 0:06 – 0:07 ; 0:13 – 0:16 ; 0:19 – 0:26.

 

J’ai recroisé encore une « vieille » connaissance : un Platydracus sp, un Staphylin (sens familiale). Ce nom ne vous dit peut-être rien, mais je suis sûr que vous en avez déjà rencontré. Ils ont une posture de défense singulière : ils lèvent leur abdomen d’un air menaçant. Bien sûr, ils sont inoffensifs (même si ça peut paraitre impressionnant).

 

Un autre habitué de mes photos : le Téléphore fauve, Rhagonycha fulva. Son nom vernaculaire signifierait « commun partout ». Il porte bien son nom car il est vraiment très commun. J’en ai croisé des dizaines. On peut souvent les voir en train de copuler (scène que j’ai photographié l’année dernière).

 

Voici un insecte que j’aime bien photographier et observer, car je le trouve assez jolie : Trichodes apiarius, le Clairon des Abeilles. Il doit son nom au fait que ses larves sont de redoutables prédatrices d’Abeilles solitaires. L’adulte lui en revanche mange du pollen, voire des petits insectes. On peut souvent les voir sur les fleurs, parfois à côté de Téléphores fauves. Il mesurait 10 mm.

 

Encore un autre habitué de mes promenades photographiques dans le parc : un Clytra. C’est un Chrysomelidae, qui passe le plus claire de son temps à manger sur son arbuste. Sa coloration est un mécanisme de défense : il indique à un possible prédateur qu’il est toxique.

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