Sous le Soleil !

Pffff, il a fait chaud ces derniers jours (enfin mercredi dernier pour nous autres Dijonnais). Le mardi, nous avions un temps presque pluvieux, plutôt frais, et très très très gris, et le lendemain, un soleil saharien ! Autant vous dire que je n’ai pas hésité longtemps avant de sauter sur mon appareil photo pour profiter de cette éclaircie ! J’aurais peut-être dû, d’ailleurs… En effet, déjà qu’à l’ombre on avait l’impression de nager dans une piscine, mais une fois exposé à l’astre de feux c’était une toute autre paire de manche… Je me suis littéralement sublimé (solide => gaz) ! D’ailleurs, en dehors des zones d’ombre, je n’ai pas trouvé grand nombre de sujets à photographier !

 

J’ai quelques pieds de lavandes qui poussent à l’entrée de mon appartement. Il y a un mois j’avais pu observer des « crachats de coucous », une sorte de sécrétion spumeuse pouvant faire penser à un crachat, qui n’était pas dû au comportement d’un voisin malotru mais à une larve de Cercopoidea. Quelque temps après leurs disparitions, des insectes ont commencés à apparaître en nombre sur les fleurs de lavandes. À leur allure, il s’agissait de Chrysomèles, et comme elles étaient sur de la lavande, j’ai naturellement pensé à des Chrysomèles de la Lavande, de son vrai nom Chrysolina americana (Chrysomelidae). Et bingo c’était ça ! Les chrysomèles, comme leur nom l’indique (chryso => renvoie à l’or, au doré, vous pouvez retrouver ce préfixe dans des mots comme chrysobéryl, chrysalide, chrysanthème…) ont des jolies reflets et souvent de jolies couleurs. A vous de juger !

 

Un peu plus loin, j’ai été attiré par une toile à la forme étrange. Elle était entre le barreau d’une barrière et la partie supérieur de la barrière (ça doit bien avoir un nom ! Si quelqu’un le connait…), et formait une sorte de tube protecteur. A première vue, je ne voyais pas l’araignée qui avait confectionné cette toile. Je sors alors ma loupe de poche et surprise ! Je vois non seulement l’araignée en question, un petit Theridion (Theridiidae), mais à côté je vois un paquet d’œufs ! Voila pourquoi je ne reconnaissais pas cette toile : elle sert de protection à maman araignée et à ses futurs nombreux enfants ! J’ai croisé une autre de ces toiles une trentaine de mètres plus loin, sous une autre barrière ! Mais le cocon était plus au « centre » de la toile que le premier, qui était plaqué contre la barrière.

 

Entre les deux mamans, j’ai croisé une araignée rougeâtre, qui avait tissée sa toile entre les barreaux d’une autre barrière (décidément c’est fou ce que l’on trouve entre les barreaux des barrières). Une Parasteatoda lunata (Theridiidae), reconnaissable à sa teinte rougeâtre, son motif en V sur l’abdomen (invisible sous cet angle de vue) et par la forme de son abdomen, évoquant pour ma part la coupe d’une aile d’avion (en plus compact).

 

Près de buissons (toujours à l’ombre), une nuée de diptères s’agitait malgré la chaleur ambiante. Des « mouches » bien particulières puisque capable de faire du surplace (comme le colibri), et arborant une livrée d’abeille/guêpe (j’ai même rencontré quelqu’un un jour qui refusait de croire que c’était juste des « mouches », mais pas des guêpes), que l’on nomme des Syrphes. Ici, il s’agit de Syrphes ceinturées, Episyrphus balteatus (deux individus). Les syrphes sont utiles aux hommes car ils règles leur compte aux pucerons (comme les larves de coccinelles).

 

Enfin, la dernière bébête que j’ai rencontré -et en pleine chaleur- fut cette araignée, qui porte particulièrement bien son nom quand frappe le soleil : une Heliophanus (Salticidae), qui se dorait la pilule tranquillement jusqu’à ce que j’arrive (c’est qu’elles ont de bons yeux, 8, pour être plus précis ; à peine à 20 cm du mur elle m’a repéré puis a commencé à déguerpir).

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