Première balade de l’année !

Ah enfin ! Le Soleil avait enfin daigné se montrer en ce 19 mars ! Après un hiver particulier peu hivernale (mais sans Soleil), une petite balade s’imposait à la veille du premier jour du printemps, idéal aussi pour décompresser de la prépa !

 

Sur des buissons bas, une myriades de petites toiles orbitèles horizontales luisaient au Soleil. Il ne m’a pas fallu longtemps avant de trouver les propriétaires de ces toiles, cachés sous des feuilles, en suivant les fils : il s’agissait de Gibbaranea bituberculata (Araneidae), appelée couramment « Épeire à bosse » ou « Epeire dromadaire » en raison des deux petits tubercules sur l’abdomen.

 

Toujours en cherchant dans ces mêmes buissons, j’ai remarqué une toute petite araignée, différente de G. bituberculata, sous une branche. Une Araneidae qu’on a pas trop l’habitude de croiser, une Araneus gr. sturmi (groupe contenant A. sturmi et A. triguttatus).

 

Sur le sol, une jolie punaise (toujours aussi photogénique), Carpocoris fuscispinus (Pentatomidae) alias la (ou plutôt une) Punaise des céréales. Comme toujours, j’ai tenté de photographier les yeux à facettes de cet insecte, ce ne fut pas aussi réussi que la dernière fois, mais je ne dirais pas que c’est raté !

 

En allant au lycée, j’avais remarqué sur un mur une énorme araignée (et oui j’avais un DS ce samedi matin, comme la plupart des samedis), certainement une Tégénaire ou une Ségestrie me dis-je. En sortant de DS, elle était toujours là, c’était bien une Tégénaire, Eratigena atrica (Agelenidae), anciennement Tegenaria gr. atrica. Malgré leur grande taille, ces araignées inoffensives (exception faite de T. agrestis qui a la réputation de pouvoir mordre et de faire mal), mais bon, ce n’est pas un jouet et il ne font pas s’amuser avec ! Elle était posée là, sur la paroi d’une arche permettant d’entrer dans la cour intérieur d’un ilot d’appartement. Pendant que je la photographiais, des locataires qui garaient leurs voitures ou qui rentraient chez eux regardais -avec de gros yeux- cette énorme araignée. A telle point qu’une mère et ses deux enfants sont venue la voir pour la prendre en photo (c’est vrai que c’est pas tous les jours qu’on en croise une aussi grosse, même moi). Ce fut l’occasion de faire un brin de causette sur ces araignées, qui souffrent (mortellement) de la méconnaissance des gens !

 

Un petit Oulema sp. (Chrysomelidae) de 4 mm… Je me souviens d’une fois où j’en avais rapporté un chez moi, et je fus surpris de sa capacité à couiner. Oui, cet insecte couine !

 

Pour finir cette balade, un Opilion, Dicranopalpus ramosus (Phalangiidae), facilement reconnaissable à ses pattes s’étendant sur le côté et à ses longs pédipalpes fourchus  (pour 5 mm de corps, celui-ci mesurait 8 mm avec les pédipalpes et mesurait 85 mm de largeur avec ses pattes). Les Opilions ne sont pas des araignées, ils ont le corps en une seule partie et ne possèdent ni glandes à venin, ni glandes à soie (glandes séricigènes).

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