Test effectif de la bonnette macro DCR-250

Je suis retourné à Chalon pour voir de la famille (en août). J’en ai profité pour faire le test « grandeur nature » de ma bonnette macro. Cette expérience fut riche en enseignements. La DCR-250 nécessite l’utilisation d’un trépied. Et c’est loin d’être facile : la plupart du temps, je n’ai utilisé que deux, voire qu’un seul pied du trépied : en effet, les sujets sont rarement immobiles. De plus, quand ils le sont, leurs supports peuvent bouger (par exemple, une feuille qui bouge sous l’effet du vent). En plus de cela, l’endroit où l’on pose le trépied n’est pas toujours bien plat. Enfin, comme il faut que la lentille soit à une distance très précise (qui se compte au millimètre, voire en dessous !), il faut parfois faire des ajustements, et comment on ajuste un trépied d’un millimètre ? En soulevant légèrement un pied pour rapprocher l’appareil photo du sujet ! Enfin, toutes ces difficultés ne m’ont pas empêché de faire quelques jolies photos !

Premiers sujets : Araneus diadematus, en trois spécimens ! L’araignée qui m’avait manquée en juillet pullulait en août ! Malheureusement, la plupart de ces Epeires diadèmes étaient retournées sur leur toile ! Sur la seconde photo, on peut voir le scape -partie externe de l’épigyne- en jaune. Il n’est pas complètement développé ce qui indique que c’est une femelle juvénile. La dernière photo présente les filières d’une Araneus diadematus.

 

Deux Argiope bruennichi, l’Epeire fasciée. La première femelle (les deux photos de gauches) de 15 mm était en train de siroter son goûter tout comme l’autre encore juvénile. On peut voir la précision de la mise au point : une fois je photographie le céphalothorax, l’autre fois l’abdomen. Sur les deux photos de droite, on peut voir un disque noir entourer les photos : c’est ce qu’on appelle le vignetage, causé par le diamètre de la DCR-250 (49 mm pour un objectif de 52).

 

Encore des filières ! Toujours d’une Araneidae, mais pas d’une Epeire-diadème. Cette fois ci il s’agit de Mangora acalypha (environ 5 mm), l’Epeire petite-bouteille, surnommé ainsi à cause du motif abdominal en forme de bouteille. Je l’ai observé reconstruire sa toile horizontale, ce qui a pris 30 min environ. Malheureusement pour moi, elle y était à l’envers, ce qui ne m’a pas permis de prendre en photos sa « bouteille ».

 

Une toile avec un moyeu ouvert indique la famille des Tetragnathidae… En suivant les fils on peut arriver à la propriétaire de la toile : ici, une Metellina mengei/segmentata de 9 mm.

 

Une Nuctenea umbratica (à gauche) d’à peine 2 mm  et une Araignée-crabe (Xysticus sp., Thomisidae) de 3 mm ! Je n’aurais jamais pu la photographier sans la bonnette !

 

Polygonia c-album, le Robert-le-diable, aux ailes très découpées !

 

Lasiocampa quercus, le Bombyx du chêne, un énorme papillon de 50 mm. Le flash et la lumière ambiante sont des paramètres très importants à gérer, et comme on peut le voir sur les deux de gauche (avec et sans flash) ils influent grandement sur la qualité de la photo. Sur la dernière photo, on peut voir les ocelles constituants les yeux du papillon !

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