Les Orthoptères de Chalon et des alentours

Le parc où je prends mes photos est aussi un véritable paradis pour les criquets. Ils y pullulent en masse. Il suffit juste de marcher dans l’herbe pour en voir s’envoler une dizaine à chaque pas (et oui, un criquet adulte, ça vole !). Comme d’habitude, ils font partis de mes photographies. J’ai été particulièrement bien « servi » cette année, car j’ai pu photographier 4 espèces nouvelles pour moi ! Avec mon ancien appareil, l’Optio RZ10 de Pentax, un compact, la seule manière de prendre les criquets en photos était de les prendre dans mes mains. Je les attrapais avec un filet, puis je les prenais avec mes mains. Ils restaient étonnement immobile, le temps que je fasse des photos et les mesures, puis ils partaient (comme s’ils avaient compris que je n’étais pas un prédateur). Avec mon FZ 200, j’ai voulu jouer avec le zoom. Au mieux d’attraper les criquets, je les ai d’abord photographié dans l’herbe, à distance, sans les déranger. Résultats fortement mitigés….

 

Pseudeuchorthippus parallelus, un Gomphocerinae de 10 mm. Il lui manquait une patte « sauteuse ». Pris à 1 m de distance, les photos ne sont pas terribles…

 

Après ce premier essai, je ne me suis pas découragé. J’ai tenté de prendre un autre criquet avec cette même méthode. Mais bon, là aussi, les résultats furent mauvais. D’autant plus que c’est assez difficile : il faut déjà repérer un criquet dans l’herbe et se poster à 1 m sans le perdre de vue ni qu’il ne bouge… Il faut mettre en place toute une tactique : gérer les points de vue, la luminosité, etc… Mon second sujet fut un probable Euchorthippus declivus, de 14 mm. La photo est encore pire que les deux précédentes…

 

J’ai donc repris mon ancienne technique, avec mon filet, et là j’ai pu enfin obtenir des photos correctes ! Retour aux sources on pourrait dire. J’adore photographier les criquets car ils offrent un nombre impressionnant de détails que j’adore voir et observer. Voici Mecostethus parapleurus, un Oedipodinae de 16 mm. Les photos sont déjà bien meilleures. A gauche, le criquet dans le filet, et à droite, sur ma main. Il n’a pas bougé, mais étais visiblement inquiet. Nouvelle sous-famille, nouvelle espèce !

Les Chorthippus groupe BBM (brunneus, biguttulus et mollis) sont toujours présents (chaque année j’en photographie un ou plusieurs spécimen).

 

Les Oedipodinae ont ensuite refait leur apparition, avec trois individus d’une espèce, toute aussi nouvelle pour moi : Aiolopus thalassinus, ou Oedipode émeraudine.

 

A Dracy-le-Fort, j’ai croisé une « vieille connaissance » : une sauterelle du nom de Barbitistes serricauda, le Barbitiste des bois. Je l’avais déjà croisé il y a deux ans, je l’avais repéré grâce à son chant, à plusieurs mètres (j’aurais de ce qu’on a dit une bonne audition). Elle était cependant plus colorée. Celle-ci est restée sur son mur pendant plusieurs heures, sans bouger. Seul son ovipositeur (son « sabre » à l’abdomen, c’est une femelle) se mouvait. Elle mesurait 20 mm, et son ovipositeur 5 mm. B. serricauda est une sauterelle (elle appartient à la superfamille des Tettigonioidea). Les sauterelles ont de longues antennes et des pattes sauteuses « ouvertes« , ce qui les distinguent des criquets. Les ombres sur les photos sont dues au flash : même atténué, à 1 cm du sujet, le flash crée des ombres. Je vous parlais du point noir dans les yeux chez le criquet, si vous observez ce Barbitiste, vous verrez qu’il a le même point noir de « focalisation de la vue » !

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